Un an après Final Fantasy Stranger of Paradise et alors que les regards se tournent déjà vers l’ambitieux Rise of the Ronin, la Team Ninja dégaine Wo Long: Fallen Dynasty. Le studio nous embarque cette fois en Chine, en 184 après Jésus-Christ. La dynastie Han s’effondre sous le poids du chaos, tandis qu’un mystérieux artefact, l’Elixir, attise les ambitions les plus sombres des chefs de guerre. Dans l’ombre, une menace bien plus vaste tire les ficelles. Vous incarnez un héros sans nom, entièrement personnalisable, dont la mission est de restaurer l’ordre dans ce tumulte. Ce long voyage au cœur des Trois Royaumes vous confrontera à une galerie de personnages marquants, mais c’est surtout dans sa philosophie de jeu que Wo Long se distingue.
Ne cherchez pas ici un clone de Nioh ou de Sekiro. Le gameplay se situe à la croisée des chemins : une nervosité extrême portée par une mécanique de parade centrale. Dévier un coup n’est pas seulement défensif, c’est l’essence même du combat. Cela absorbe la totalité des dégâts tout en maintenant la pression, et surtout, cela alimente votre « Barre d’esprit ». Cette jauge est le moteur de vos enchaînements ; elle vous permet de lancer des arts martiaux ou des sorts dévastateurs pour briser la posture adverse. C’est particulièrement vrai face aux attaques marquées d’une aura rouge, ces assauts brutaux dont la parade est la seule réponse efficace.
La gestion de cette Barre d’esprit, située sous votre jauge de vie, demande une vraie gymnastique intellectuelle. Si vos frappes légères sont illimitées, l’abus de coups lourds fait basculer la jauge vers la gauche, vous exposant à une paralysie critique. Il faut donc réapprendre les réflexes acquis sur Elden Ring ou Nioh : oubliez la simple esquive et le blocage passif. Ici, la parade est la seule « bonne manière » de survivre. Une fois ce pli pris, le jeu devient un plaisir addictif, dynamique et exigeant, même si l’on aurait aimé un bestiaire un peu plus généreux après trente heures de jeu.
La structure, quant à elle, reste fidèle à l’ADN de la Team Ninja : des niveaux linéaires, des raccourcis à débloquer et des boss qui ne feront aucun cadeau. Pourtant, Wo Long se révèle plus accessible qu’il n’y paraît. L’ajout du saut et de l’escalade apporte une verticalité bienvenue, tandis que le système de « Niveau de moral » vient dynamiser la progression. Ce palier temporaire, qui se réinitialise à chaque zone, crée un véritable jeu du chat et de la souris : en tuant des ennemis, vous augmentez votre moral et votre puissance, creusant l’écart face à des boss parfois redoutables.
Si Wo Long occupe les esprits par sa rigueur, l’actualité vidéoludique est tout aussi électrique sur un registre bien différent. Après des années d’une attente presque insoutenable, Grand Theft Auto VI est enfin à portée de main. Rockstar Games a officialisé l’ouverture des précommandes ce 25 juin à minuit. Pour les joueurs impatients, le compte à rebours est lancé : la sortie mondiale est fixée au 19 novembre.
Rockstar a soigné l’organisation pour éviter toute frustration : les possesseurs de versions numériques pourront précharger le titre dès le 12 novembre, date à laquelle les versions physiques — contenant un code de téléchargement — seront également mises en vente. L’éditeur récompense d’ailleurs les plus rapides avec le « Vintage Vice City Pack », un clin d’œil nostalgique au volet de 2002, offert pour tout achat avant le 20 novembre.